Quelques manifestations cette semaines au Japon (oui, ça existe ici, même si ça n'est pas forcement toujours relayé) en conséquence logique du G8. Rien qui ne vienne perturber, ni même atteindre,
le train train des derniers jours. Enfin presque rien.
Pour ceux qui s'inquiètent encore du réchauffement climatique, ne vous en faites pas, le 1er ministre japonais Fukuda, un ancien de Waseda, fait copain copain avec des ours polaire pour régler le problème.
Ok, le morceau de glace sur lequel ils se trouvent n'est pas beaucoup plus grand que ce que les étudiantes japonaises ont sur le dos en ce moment, mais rien ne semble atteindre leurs
détermination.
Le 7 juillet est célébré au Japon Tanabata, littéralement la 7ème nuit. Ayant assez peu de temps dernièrement pour partir en vadrouille, c'est au niveau local que je vais présenter cette fête. Des
villes comme Sendai (jumelée avec Rennes) sont assez réputées pour ce matsuri, et peuvent rassemblées des centaines de montages en papier.
La légende qui sert de cadre à cette célébration est assez ancienne et trouve son origine en Chine. 2 amants, l'un terrestre, et l'autre divine, étaient séparés par une rivière céleste, la voie
lactée,et ne pouvaient se rencontrer qu'une fois par an, au moment ou cette dernière est la plus proche de la terre.
Concrètement, les gens sont appelés à inscrire leurs prières sur des morceaux de papiers, lesquels sont accrochés à des tiges de bambous. Ceux-ci sont ensuite incinérés pour assurer que les prières
soient réalisées.
Cette année, le G8 à Hokkaido tombe en plein pendant Tanabata, et du coup les chefs d'états présents ont été amenés eux-aussi à se plier à cette tradition. Rien n'a filtré sur leurs vœux.
Je pense que l'article va rappeler des souvenirs de révisions de vocabulaire de l'an passé à certains ("comment on dit escalader déjà ?"). Même si ce n'est pas la première fois du séjours
que j'ai l'occasion d'utiliser ce verbe, il a pris cette fois-ci une saveur assez particulière (je ne parle pas des litres de café transpirés).
Le projet avait déjà été planifié depuis quelques semaines, et pas mal d'étudiants de Waseda en échange allaient aussi gravir le point le plus haut du Japon la même nuit, en groupes restraints ou
via des associations d'étudiants. Oui, autant fixé les choses rapidement, si vous avez en tête une image blanche imaculée du Mt Fuji, pour moi ça sera plutôt un noir bien profond, presque autant
que les 3 litres de café préparés pour l'occasion. Imaginez-vous en train de jouer à Doom 3, mais en étant obligé de marcher sur des roches volcaniques à la place, avec une température hivernale,
en ayant en permanence une pensé pour les éclairs que vous voyez s'approcher au fils des heures, et vous aurez une vision assez précise de l'expérience. Ce rapide teaser passé, il est temps d'en
venir aux faits.
30°, encore le sourire aux lèvres, et encore personne de perdu.
Comme dans Battle Royal, commencez par mettre la main sur un groupe de scolaires, avec si possible un
bus spécialement affrété pour l'occasion. Le rendez-vous avait été fixé en fin d'après-midi, au moment ou le mercure commence doucement à baisser vers les 30°. Encore quelques heures, et les 0°
seront en vue.
Regardez-les bien, un fois en haut certains vont manquer à l'appel.
Comme dans Battle Royal, pensez à passer prendre de l'équipement avant le début de la partie. Des magasins au
début du parcourt vendent une large gamme de batons de marche, c'est assez basique, mais bien employé ça peut faire des miracles. Si vous avez besoin d'acheter quelque chose, c'est la dernière
possibilité avant le lendemain. Par mal de refuges vendent de la nourriture au cours de la monté, mais les prix tendent à grimper encore plus rapidement que le barils de pétrole, vous êtes
prévenus.
I will show you
fear in a handfull of dust -T.S.Eliot The Waste Land
Et dire que certains qui ont 2 fois son age n'arriveront pas au sommet...
Vous allez en croiser pas mal avant d'arriver au sommet.
Bon Ok, il en restait encore un peu.
Un des premier boss du jeu. technique spéciale, ramen cup à 600Y.
Dernier Torii avant le sommet. Encore quelques dizaines de pas avant le repos.
Petits morceaux de la vie quotidienne au Japon avec aujourd'hui quelques clichés pris dans le métro. Même si celui-ci a la réputation (amplement méritée) d'être bien plus propre et mieux
fréquenté que ses homologues français, il n'est pas à l'abri de dérapages de certains. J'ai déjà vu plusieurs campagne d'affichage pour sensibiliser à ces problèmes, et c'est souvent l'occasion
de mesurer un gouffre entre ce qui est perçu comme un problème de chaque coté. Chose intéressante à relever, ces annonces sont parfois sous-titrées en anglais.
Dans de précédentes campagne, on avait déjà eu le droit à des enfants singeant des adultes (costumes, ...) ayant des comportements dérangeants: parler, manger, se maquiller, ... des légumes (avec
des jeux de mots à la clefs, ne comptez pas sur moi pour les expliquer), ... Bref, ce qui va suivre n'est qu'un petit exemple de ce que l'on peut trouver sur les murs du métro ici.
Si votre mère vous demande de ranger votre chambre, vous saurez quoi lui dire maintenant ;-)
Petit article photo pour illustrer une des représentation du festival auquel j'ai pris part. Le Nihon Buyo, une danse japonaise, présente un répertoire assez varié, et ceci n'est qu'un exemple de
chorégraphie. Pas de parole, seulement des gestes, il n'est donc pas nécessaire de s'appesantir sur des commentaires descriptif trop long pour comprendre de quoi il s'agit. Des images, une vidéo,
je vous laisse remplir l'espace entre des 2 média.
Petit clin d'oeil à mon sponsort au Japon, avec un (très) rapide échantillon du café que l'on peut trouver sur l'archipel. Oubliez les tasses en cartons ou en papier, la plupart du temps c'est en
cannette, et presque à chaque coin de rue qu'il est vendu. Comptez dans les 60 centines pour le shot.
3 companies se partagent le marché, Suntory (aussi célèbre pour son Whisky), Asahi (la bière) et Georgia (une joint venture de Coca), et chacune tente de communiquer sur un aspect différent.
J'avais déjà évoqué dans ses pages les campagnes de Suntory avec Boss, un mixe d' Hemingway et deTommy Lee Jones.
Georgia (Coca) tente plus de se positionner sur un segment "tradition, valeurs occidentales à l'ancienne", alors qu'Asahi joue completement la carte du "c'est bon, c'est plein de caféine".
A noter que malgré tout ces efforts de communication, c'est pas encore demain la veille que les japonais vont arrêter de dormir dans les transports en commun.
Pas encore vendredi, mais une déjà une bonne envie de poisson aujourd'hui, alors direction une des allées de la gare de Tôkyô pour s'essayer encore une fois aux joies du sushi bar. Laissez votre
parapluie à l'entrée, et humez en entrant une bonne odeur du large, petit guide rapide de ce genre d'établissements, pas vraiment traditionnels, mais assez typiques pour être remarqués
rapidement.
Premier réflex, jetez un œil aux jetons en vous asseyant. Certains de ceux arrivez avant vous auront accumulés un board assez impressionnant, mais il ne faut pas vous laissez impressionner, un
bad beat est si vite arrivé ... oups, à la réflexion, j'ai peut-être pas pris la bonne porte en rentrant. Je vais pouvoir remiser aussi les lunettes de soleil au vestiaire, ce n'est pas encore
l'heure pour un poker.
Malgré tout, n'oubliez pas de jeter un coup d'œil aux jetons, ils sont vos clefs dans ce lieu qu'est le sushi bar. Plusieurs couleurs d'assiettes, avec un prix associé à chaque, pas besoin de
savoir parler japonais pour comprendre ou le principe ou même passer commande. Il suffit de s'assoir là ou on vous l'indique et à prendre les assiettes à la volé. Généralement, les tons foncés
correspondent le plus souvent aux tarifs les plus élevés (thon...), et les plus clairs à ceux les plus abordables. Sauf exception, chaque coupelle comporte 2 pièces de sushi, et il n'est pas
possible de n'en prendre qu'une seule des 2. La place est chère au Japon, alors pas question de gâcher celle-ci, même pour des sushis.
Second réflex avant d'envisager une razzia en bonne et due forme de ce qui passe sous votre nez, pensez à vous servir en thé, celui-ci est gratuit mais systématiquement brulant. Si vous voulez
espérez finir au moins un verre avant de passer à la caisse, versez vous de l'eau grâce au robinet prévu à cet effet. Chacun dispose du sien, donc aucun risque de déranger son voisin pour
étancher sa soif. Même si votre verre se rempli d'une substance verte assez opaque, ne craignez rien, le thé se présente ainsi ici. Juste après l'état de poudre suspecte, celui-ci passe
naturelement à l'état de liquide suspect.
Pour la suite, je fais confiance à vos mères. Si elles ont bien fait le travail, vous pouvez en théorie manger à peu près proprement sans l'aide d'un bavoir. Je m'avance sans doute un peu pour
certains de mes lecteurs, donc je m'éviterais de généraliser. L'usage des baguettes n'est en aucun cas une excuse recevable. Si vous avez réussi à arriver jusqu'au Japon et à trouver un sushi bar
malgré les plans du métro, vous devez être physiquement apte à maitriser 2 bouts de bois.
-All in !!
Dernier conseil pour la route, pensez à bien empiler vos assiettes une fois celles-ci finies. La place est assez réduite, alors personne ne vous reprochera de faire un concourt de
construction de tours avec vos voisins. Les normes sismiques sont bien suivies ici, vos constructions ne risques rien.
J'espère avoir réussi à faire un peu monter l'attention avec les derniers articles, maintenant il va falloir penser à conclure, et à faire les comptes. Un peu moins de 2 mois, à raison de 2 soirs
d'effort par semaines, ont-ils suffis ? Est-ce que malgré mes entrainements tyranniques le (les) reste(s) du groupe pourra voir une crêpe sans avoir d'horribles flashback ? Est-ce que surtout,
ici aussi, Waseda finit toujours par gagner sur Keio ?
Quelques mots pour replacer un peu le sujet, le WIF se tient tous les ans vers la mi juin, et réunis des étudiants japonais comme étrangers pour présenter
principalement des danses de leurs coins du globe. Ils participent aussi au WasedaSai, la grande fête du campus en
novembre. Ayant déjà participé pendant le WasedaSai et pendant les festivités du 125ème anniversaire, on m'avait demandé si j'avais quelque chose qui pourrait s'intégrer dans l'optique du
festival. Après avoir éliminé plusieurs des activités emblématiques du C.C.C., j'en suis revenu au Fest-Noz. L'idée de
faire danser un salle entière avait l'air d'en avoir emballé certains, restait encore à concrétiser. J'ai déjà eu l'occasion de développer tout cela, donc je ne m'étends pas d'avantage là
dessus.
Restait encore à régler certains problèmes. Les costumes, le programme, les pas, la musique... pas mal de tâtonnements, d'adaptations, et de compromis avant d'arriver au résultat final.
En bon lorientais de son état, je n'ai pas pu passé à coté du bagad de Lann Bihoué pour une partie de la bande son, avec les Ramoneurs de Menhirs pour réveiller un peu le public et préparer l'air de rien le moment ou ils étaient supposer venir danser sur scène.
Avec la musique du premier groupe est naturellement arrivé le rayé noir et blanc, déjà utilisé sur Tôkyô
pour la St Patrick, les bigoudènes allaient devoir leurs coiffes revues et un peu simplifiées pour l'occasion (on croise assez peu de bretonnes en costume par ici).
Pour les pas, j'ai fait confiance à ce que j'ai vu depuis des années à travailler au FIL, en croisant des groupes pendants les
répétitions ou pendant les défilés, puis en faisant quelques recherches sur internet. Montrer une vidéo de ce que l'on veut obtenir reste la meilleur des explications possibles, surtout quand
tout le monde n'a pas le même niveau en japonais ou en anglais.
Un problème de dernière minute est même venu s'inviter au dernier moment. J'avais laissé du temps de pause, genre 10 secondes, entre chaque parties, histoire d'avoir des moments pour se recaler,
et pensait le remplir avec un peu de jeu, voir de faux replacements. Le coup de la fausse panne en régie était le plus simple à "préparer", c'est donc là dessus que l'on est partis. Problème,
personne n'avait prévenu la régie, et mon jeu d'acteur les a -vraiment- fait paniqués pendant la répétition. Du coup, on m'a "suggéré" de faire quelque chose de plus enjoué, de plus évident.
Quelque chose ou je joue plus avec le public. Genre, bien devant tout le monde. Dans leurs bonté, ils m'ont même laissé le faire en anglais. Faire son show devant 300 personnes, dans une langue
étrangère, pour moi, comme pour le public... ça fera des trucs à raconter pour ses vieux jours à la maison de retraite ... A condition de survivre à l'expérience...
Concrètement, voilà le résultat.
(pour toutes critiques, voyez avec mon pied de biche dès mon retour)
Il restait encore une inconnue, combien de personnes allaient venir pour la 2sd partie. Le compteur s'était arrêté à 60 personnes à Keio, après 20 bonnes minutes de progression lente. Je
n'avais que 2 minutes à disposition. Alors ?
Je n'ai pas compté sur le coup, j'avais d'autres choses à l'esprit (genre "qu'est ce que je fais là?"), mais il semble que l'on est dépassé le score de Keio d'une dizaine de personnes
environs. Avec un groupe de 16 danseurs à la base, qui ont ramenés minimum 2 personnes, et en ajoutant les membres du festival qui sont venu prêter main forte, on arrive assez facilement
à ce chiffre, sans avoir besoin de trop pousser (au cas ou, j'avais fait boucler les portes à double tour).
Waseda gagne donc cette première édition du Fest-Noz Sôkeisen.
Une petite vidéo montée rapidement, et tournée plus rapidement encore près de l'auditorium Okuma. Comme pour les 2 derniers articles, ça a surtout été pour le groupe l'occasion de délirer un
peu juste avant les représentations. Keio, be afraid...
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