Petit article photo pour illustrer une des représentation du festival auquel j'ai pris part. Le Nihon Buyo, une danse japonaise, présente un répertoire assez varié, et ceci n'est qu'un exemple de
chorégraphie. Pas de parole, seulement des gestes, il n'est donc pas nécessaire de s'appesantir sur des commentaires descriptif trop long pour comprendre de quoi il s'agit. Des images, une vidéo,
je vous laisse remplir l'espace entre des 2 média.
Petit clin d'oeil à mon sponsort au Japon, avec un (très) rapide échantillon du café que l'on peut trouver sur l'archipel. Oubliez les tasses en cartons ou en papier, la plupart du temps c'est en
cannette, et presque à chaque coin de rue qu'il est vendu. Comptez dans les 60 centines pour le shot.
3 companies se partagent le marché, Suntory (aussi célèbre pour son Whisky), Asahi (la bière) et Georgia (une joint venture de Coca), et chacune tente de communiquer sur un aspect différent.
J'avais déjà évoqué dans ses pages les campagnes de Suntory avec Boss, un mixe d' Hemingway et deTommy Lee Jones.
Georgia (Coca) tente plus de se positionner sur un segment "tradition, valeurs occidentales à l'ancienne", alors qu'Asahi joue completement la carte du "c'est bon, c'est plein de caféine".
A noter que malgré tout ces efforts de communication, c'est pas encore demain la veille que les japonais vont arrêter de dormir dans les transports en commun.
Pas encore vendredi, mais une déjà une bonne envie de poisson aujourd'hui, alors direction une des allées de la gare de Tôkyô pour s'essayer encore une fois aux joies du sushi bar. Laissez votre
parapluie à l'entrée, et humez en entrant une bonne odeur du large, petit guide rapide de ce genre d'établissements, pas vraiment traditionnels, mais assez typiques pour être remarqués
rapidement.
Premier réflex, jetez un œil aux jetons en vous asseyant. Certains de ceux arrivez avant vous auront accumulés un board assez impressionnant, mais il ne faut pas vous laissez impressionner, un
bad beat est si vite arrivé ... oups, à la réflexion, j'ai peut-être pas pris la bonne porte en rentrant. Je vais pouvoir remiser aussi les lunettes de soleil au vestiaire, ce n'est pas encore
l'heure pour un poker.
Malgré tout, n'oubliez pas de jeter un coup d'œil aux jetons, ils sont vos clefs dans ce lieu qu'est le sushi bar. Plusieurs couleurs d'assiettes, avec un prix associé à chaque, pas besoin de
savoir parler japonais pour comprendre ou le principe ou même passer commande. Il suffit de s'assoir là ou on vous l'indique et à prendre les assiettes à la volé. Généralement, les tons foncés
correspondent le plus souvent aux tarifs les plus élevés (thon...), et les plus clairs à ceux les plus abordables. Sauf exception, chaque coupelle comporte 2 pièces de sushi, et il n'est pas
possible de n'en prendre qu'une seule des 2. La place est chère au Japon, alors pas question de gâcher celle-ci, même pour des sushis.
Second réflex avant d'envisager une razzia en bonne et due forme de ce qui passe sous votre nez, pensez à vous servir en thé, celui-ci est gratuit mais systématiquement brulant. Si vous voulez
espérez finir au moins un verre avant de passer à la caisse, versez vous de l'eau grâce au robinet prévu à cet effet. Chacun dispose du sien, donc aucun risque de déranger son voisin pour
étancher sa soif. Même si votre verre se rempli d'une substance verte assez opaque, ne craignez rien, le thé se présente ainsi ici. Juste après l'état de poudre suspecte, celui-ci passe
naturelement à l'état de liquide suspect.
Pour la suite, je fais confiance à vos mères. Si elles ont bien fait le travail, vous pouvez en théorie manger à peu près proprement sans l'aide d'un bavoir. Je m'avance sans doute un peu pour
certains de mes lecteurs, donc je m'éviterais de généraliser. L'usage des baguettes n'est en aucun cas une excuse recevable. Si vous avez réussi à arriver jusqu'au Japon et à trouver un sushi bar
malgré les plans du métro, vous devez être physiquement apte à maitriser 2 bouts de bois.
-All in !!
Dernier conseil pour la route, pensez à bien empiler vos assiettes une fois celles-ci finies. La place est assez réduite, alors personne ne vous reprochera de faire un concourt de
construction de tours avec vos voisins. Les normes sismiques sont bien suivies ici, vos constructions ne risques rien.
J'espère avoir réussi à faire un peu monter l'attention avec les derniers articles, maintenant il va falloir penser à conclure, et à faire les comptes. Un peu moins de 2 mois, à raison de 2 soirs
d'effort par semaines, ont-ils suffis ? Est-ce que malgré mes entrainements tyranniques le (les) reste(s) du groupe pourra voir une crêpe sans avoir d'horribles flashback ? Est-ce que surtout,
ici aussi, Waseda finit toujours par gagner sur Keio ?
Quelques mots pour replacer un peu le sujet, le WIF se tient tous les ans vers la mi juin, et réunis des étudiants japonais comme étrangers pour présenter
principalement des danses de leurs coins du globe. Ils participent aussi au WasedaSai, la grande fête du campus en
novembre. Ayant déjà participé pendant le WasedaSai et pendant les festivités du 125ème anniversaire, on m'avait demandé si j'avais quelque chose qui pourrait s'intégrer dans l'optique du
festival. Après avoir éliminé plusieurs des activités emblématiques du C.C.C., j'en suis revenu au Fest-Noz. L'idée de
faire danser un salle entière avait l'air d'en avoir emballé certains, restait encore à concrétiser. J'ai déjà eu l'occasion de développer tout cela, donc je ne m'étends pas d'avantage là
dessus.
Restait encore à régler certains problèmes. Les costumes, le programme, les pas, la musique... pas mal de tâtonnements, d'adaptations, et de compromis avant d'arriver au résultat final.
En bon lorientais de son état, je n'ai pas pu passé à coté du bagad de Lann Bihoué pour une partie de la bande son, avec les Ramoneurs de Menhirs pour réveiller un peu le public et préparer l'air de rien le moment ou ils étaient supposer venir danser sur scène.
Avec la musique du premier groupe est naturellement arrivé le rayé noir et blanc, déjà utilisé sur Tôkyô
pour la St Patrick, les bigoudènes allaient devoir leurs coiffes revues et un peu simplifiées pour l'occasion (on croise assez peu de bretonnes en costume par ici).
Pour les pas, j'ai fait confiance à ce que j'ai vu depuis des années à travailler au FIL, en croisant des groupes pendants les
répétitions ou pendant les défilés, puis en faisant quelques recherches sur internet. Montrer une vidéo de ce que l'on veut obtenir reste la meilleur des explications possibles, surtout quand
tout le monde n'a pas le même niveau en japonais ou en anglais.
Un problème de dernière minute est même venu s'inviter au dernier moment. J'avais laissé du temps de pause, genre 10 secondes, entre chaque parties, histoire d'avoir des moments pour se recaler,
et pensait le remplir avec un peu de jeu, voir de faux replacements. Le coup de la fausse panne en régie était le plus simple à "préparer", c'est donc là dessus que l'on est partis. Problème,
personne n'avait prévenu la régie, et mon jeu d'acteur les a -vraiment- fait paniqués pendant la répétition. Du coup, on m'a "suggéré" de faire quelque chose de plus enjoué, de plus évident.
Quelque chose ou je joue plus avec le public. Genre, bien devant tout le monde. Dans leurs bonté, ils m'ont même laissé le faire en anglais. Faire son show devant 300 personnes, dans une langue
étrangère, pour moi, comme pour le public... ça fera des trucs à raconter pour ses vieux jours à la maison de retraite ... A condition de survivre à l'expérience...
Concrètement, voilà le résultat.
(pour toutes critiques, voyez avec mon pied de biche dès mon retour)
Il restait encore une inconnue, combien de personnes allaient venir pour la 2sd partie. Le compteur s'était arrêté à 60 personnes à Keio, après 20 bonnes minutes de progression lente. Je
n'avais que 2 minutes à disposition. Alors ?
Je n'ai pas compté sur le coup, j'avais d'autres choses à l'esprit (genre "qu'est ce que je fais là?"), mais il semble que l'on est dépassé le score de Keio d'une dizaine de personnes
environs. Avec un groupe de 16 danseurs à la base, qui ont ramenés minimum 2 personnes, et en ajoutant les membres du festival qui sont venu prêter main forte, on arrive assez facilement
à ce chiffre, sans avoir besoin de trop pousser (au cas ou, j'avais fait boucler les portes à double tour).
Waseda gagne donc cette première édition du Fest-Noz Sôkeisen.
Une petite vidéo montée rapidement, et tournée plus rapidement encore près de l'auditorium Okuma. Comme pour les 2 derniers articles, ça a surtout été pour le groupe l'occasion de délirer un
peu juste avant les représentations. Keio, be afraid...
Juste un petit teaser en passant. La première du festival s'est déroulé ce soir, et mes bigoudènes étaient toutes au rendez-vous, tout comme le public. Keio commence déjà à trembler :D
Comme annoncé dans ces pages il y a quelques temps, un fest-noz s'est tenu aujourd'hui à l'université de Keio, l'établissement concurrent de Waseda. L'université va souffler cette année
ses 150 bougies, ce qui coïncide avec les 150 ans des relations franco japonaises. Du coup, plusieurs évènements vont lier les 2 anniversaires.
Pour l'occasion, c'était une fête d'accueil des 1ères années qui servait de prétexte à la tenue du fest-noz (ou fest deiz pour les puristes et ceux qui se fatiguent trop vite pour
continuer tard dans la nuit). C'est donc (presque) sous les dorures du campus qu'ont raisonné des airs bien connus (Tri Martelod), accompagnés du far breton (pour les chanceux) et de bulles
étrangement familières (un vrai cidre breton, ça a un gout très particulier ici -penser à insérer un blague sur les normands-).
Malgré un coté anxiogène certain (des brassards Keio partout, et bien en évidence, heureusement que la tradition du goudron et des plumes n'a pas été introduite ici, et les T shirts des
organisateurs d'un orange bien vif, juste quelques heures après un certain 4-1 pour la Hollande), l'ambiance été bonne, bien qu'un peu trop gentille, surtout après avoir expérimenté les fest noz
de la salle Carnot en plein FIL. En cas de soucis avec mes phrases à rallonge, penser à faire un peu plus de sport, c'est excellent pour les problèmes de souffle. Avertissement à prendre au
sérieux, j'ai déjà "rendu asthmatique" un prof de français de collège à cause de ces longueurs, M Le Queven si vous me lisez ....
Pas sans me rappeler des Cajuns dont je me suis occupé pendant mes débuts au FIL.
Plusieurs stands étaient aussi disposés à la sortie du bâtiment ou se tenaient les concerts. Un petit air de Quai des Indes début aout. L'office du tourisme de l'ambassade, mais aussi Bretons
Du Japon que j'ai déjà à plusieurs reprise mentionnés. Pas mal de Gwenn Ha Du bien visible, et aussi un peu de cidre un peu caché, mais assez simple à obtenir pour qui sait le
demander (certains iraient jusqu'à vendre leurs grand-mère pour ça ...).
L'occasion aussi de croiser 2 danseurs qui sont venus juste pour l'occasion faire des démonstrations et apprendre quelques pas aux japonais. La conversation arrive assez vite sur la Bretagne
et le Japon. Discussion courte, mais qui doit déjà se poursuivre pendant l'Interceltique si tout se passe bien. Ça risque de faire beaucoup de choses à raconter.
Venons-en maintenant au Fest Noz en lui même. Un officieux nouveau type de Soukeisen va être lancé, prenant en compte le nombre de participants à une même danse bretonne, le Fesutonozu
Soukeisen (histoire de laisser une chance à Keio, on n'a pas imposé l'épreuve de descente de bouteilles de cidre). Dans cette optique, il fallait venir constater la réussite de ce
Fest-Noz, afin de mieux préparer la réponse.
Jusqu'à une soixantaine de personnes, Français comme étudiants du campus ont donc été réunis en même temps pour l'occasion. L'objectif est fixé, et est à porté.
Encore un petit article à ne pas regarder au boulot ou à la fac (ou en tout cas, vérifiez avant que vous êtes bien entourés). Après les dangers auxquels j'ai fait face la dernière fois pour ce genre de reportage, cette fois-ci, j'ai préféré m'entourer d'une bonne équipe. Direction donc un lieu
obscur et exigüe, d'où sortent d'étranges bruits, et souvent leurs lots de vapeurs éthylique, le karaoke...
Avant de demander un remboursement (c'est pas la première fois que je parle de ces petites boites, j'en conviens), attendez un peu la suite. Bon, je vais quand même servir une petite introduction
plus accrocheuse, histoire de pas perdre des lecteurs trop vite.
C'est bon, j'ai bien toute votre attention là ? Non, le texte est un peu plus bas. Oui, là voila, c'est ici qu'il faut lire.
Pour faire court, c'est ce qui est apparue assez récemment dans une grande enseigne de karaoke ici (il y a plusieurs compagnies qui dominent le marché, avec pas mal de petites enseignes). Pour une
raison encore indéterminée (enfin, autre que faire de l'argent avec le minimum de frais/ vêtements possible), cette compagnie semble avoir trouvez un nouveau moyen pour encourager ses clients à
pousser la chansonnette.
A la fin de chaque chanson, une grille façon tetris apparait. Selon la qualité de vos vocalises, les petits bouts de grilles partent, dévoilant ainsi une source de motivation supplémentaire pour la
prochaine chanson. Récompense pour celui qui vient de passer, et émulation pour le prochain à utiliser son organe vocal, le système est bien pensé.
La première fois que j'étais tombé dessus, j'avais pensé à une erreur de manipulation de la machine, vu que je n'étais entouré que de français. La seconde fois, entouré cette fois-ci d'une de mes
profs et de pas mal d'étudiants chinois (avoir un lecteur de kanji à porté de main est toujours un plus appréciable), la théorie de l'erreur ne marchait plus. Mieux même, les modèles n'étaient pas
les même. Oui, je ne l'ai pas encore précisé, mais de façon aléatoire, les modèles tournent. Preuve par la vidéo:
J'en avais déjà parlé après le match de Novembre, mais un match en particulier entretient le mythe de l'affrontement
entre les campus de Waseda et de Keio. Ce match eu lieu en 1943, en plein pendant la 2sd guerre mondiale, alors que les étudiants venaient de recevoir leurs ordres de conscription. Un article en
particulier, que j'avais rapidement traduit ici, développait certains aspects de l'évènement.
Histoire larmoyante et exaltation faciles de certaines vertus japonaise faisaient de ce match une adaptation cinématographique exploitable assez facilement. Bien vu, puisque justement un tel film
doit bientôt être diffusé dans les cinémas japonais.Pas grand chose à dire, si ce n'est que le trailer est assez basique, et montre ce que l'on peut attendre de ce genre de productions: des larmes,
des gamins qui vont devenir des hommes, et du base ball.
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