Dimanche 23 décembre 2007
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A la veille des vacances, et histoire de finir cette première session de cours sur une note un peu plus légère, nos profs nous ont amenés à
Ikebukuro, un peu au nord de Waseda, pour visiter un centre de prévention des risques liés aux catastrophes naturelles. Les quelques légers
frémissements que l'on a senti depuis notre arrivée nous ont rappelé, si besoin il y avait, que les risques sismique sont assez élevés ici. Le rendez-vous était donner à 8H50 à la station de
Takadanobaba, histoire de n'avoir qu'à prendre la ligne Yamanote pour y aller.
De ce que l'on avait réussi à déchiffrer du dépliant, on aurait le droit à un simulateur de tremblements de terre (on vous met dans une grosse boite, et on vous secoue bien fort), un simulateur
d'incendie, pour montrer les risques liés à la fumée (on vous met dans un long couloir, et on vous enfume bien comme il faut), ou encore on vous apprend quelques gestes de premier secours (ou vous
met face à un mannequin, et vous le secouez bien fort). Il y avait aussi 2 ou 3 autres activités prévues, mais le sens était un peu plus vague. C'était la première fois que j'aurais le droit à ce
genre d'exercice, je ne savais pas trop à quoi m'attendre.
Dès l'arrivée, on a le droit à quelques vidéo bien anxiogènes, genre Kobé juste après le
tremblement de terre de
1995, mais avec des posters plutôt
kawai sur tous les murs. Quelques explications plus tard, et nous voila déjà face à la boite à secouer. A l'extérieur, un écran retransmet les images
de l'intérieur, histoire de ne rien perdre à ce qui se passe. Bon, il y a plus qu'à faire comme on a vu sur la vidéo. Ca tombe bien, il y a
comme par hasard des coussins sur la table pour
se protéger la tête. A croire que c'est un équipement de série pour les tables japonaises ...
Après avoir résister au reflex de faire voler son coussin sur la première tête venue (l'étudiant en sortie scolaire reste très joueur), la machinerie se met en route. Bon, direction le sol, en
arborant fièrement chacun notre coussin sur la tête, pour aller se glisser sous la table. On a bien écouté ce qu'on nous a dit en cours de bio en term avant le bac (ça doit rappeler des souvenirs à
certains), et on oublie pas que les ondes S suivent toujours la première secousse, et donc on reste sous la table. Rien qui ne vous fasse regretter votre petit déjeuné, mais au moins, on sait à
quoi s'en tenir maintenant.
On continue pas une séance d'essais sur des extincteurs, histoire de voir ce que ressentent
les bloqueurs de fac en saccageant des locaux, les pompiers dans leur travail, et le cas
échéant, faire la même chose (que les pompiers, bien entendu). Comme pour la
grenade des Monthy Python, il faut juste
savoir compter jusqu'à 4 avant de tirer la ficèle. L'exercice consiste à viser un feu sur un écran, en attendant bien tranquillement de n'avoir plus de produit dans l'extincteur. Les profs on l'air
de s'amuser au moins autant que les élèves à ce petit jeu.
Nous poursuivons assez logiquement avec un exercice dans un couloir enfumé. Ambiance Fort Boyard garantie. 4 personnes sont envoyées dans une série de couloirs enfumés, avec plein de portes, toutes
fermées sauf une ouvrant sur une sortie. A l'extérieur, on peut suivre sur un écran les cobayes en train de chercher leurs route. En bon
gaijin de base, on écoute pas les consignes, on
avance debout, la tête dans la fumée, et on trouve la sortie en une minutes maximum. Après l'exercice, on a le droit à une petite vidéo sur les dangers des fumées dans les incendie. Le coté kawai
est y encore décliné à toutes les sauces. On en profite pour jeter un œil aux posters, qui valent eux aussi le coup.
On finit assez logiquement pas les gestes de premiers secours, histoire de réviser un peu ses techniques de judo au sol. Des corps sont disposés sur les
tatami, et on doit agir sur leur
système respiratoire. A défaut de comprendre toutes les explications, on va rester sur ses classiques alors, clefs de bras et
yoko shio
gatame ... Ah ? Ils sont pas là pour ça les mannequins ? Bon, alors on va regarder ce que font les autres, et faire pareil alors...
Donc on doit commencer par lui demander son nom, ils préfèrent commencer par un interrogatoire ... et même pas d'annuaire à disposition ... Lui "tapoter légèrement la joue" s'il reprend lentement
ses esprits ... huuum, en fait c'est juste une école de pensé différente ...pourquoi pas ...
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