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  • XIII
  • Faulkner to Waseda
  • Homme
  • 08/06/1982
  • étudiant Japon Tokyo
  • Etudiant en anglais, égaré volontaire sur les pas de Faulkner au Japon, en échange pour un an à l'université de Waseda à Tokyo.

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Images Aléatoires

Lundi 24 décembre 2007 1 24 /12 /Déc /2007 17:15
Tout est dans le titre ...


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Un joyeux noël à tous les lecteurs de ce blog, en direct (ou presque) d'Odaiba, pour vous offrir cette vue sur le Rainbow Bridge et le tour de Tôkyô.

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L'alliance latine (Italie, Mexique, Perou, Chili, Argentine et France) a défait  les forces locales (Japon, Chine et Philippine ) au terme qu'une soirée bien arrosée.
Par XIII - Publié dans : Personnel
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /Déc /2007 06:39
A la veille des vacances, et histoire de finir cette première session de cours sur une note un peu plus légère, nos profs nous ont amenés à Ikebukuro, un peu au nord de Waseda, pour visiter un centre de prévention des risques liés aux catastrophes naturelles. Les quelques légers frémissements que l'on a senti depuis notre arrivée nous ont rappelé, si besoin il y avait, que les risques sismique sont assez élevés ici. Le rendez-vous était donner à 8H50 à la station de Takadanobaba, histoire de n'avoir qu'à prendre la ligne Yamanote pour y aller.

De ce que l'on avait réussi à déchiffrer du dépliant, on aurait le droit à un simulateur de tremblements de terre (on vous met dans une grosse boite, et on vous secoue bien fort), un simulateur d'incendie, pour montrer les risques liés à la fumée (on vous met dans un long couloir, et on vous enfume bien comme il faut), ou encore on vous apprend quelques gestes de premier secours (ou vous met face à un mannequin, et vous le secouez bien fort). Il y avait aussi 2 ou 3 autres activités prévues, mais le sens était un peu plus vague. C'était la première fois que j'aurais le droit à ce genre d'exercice, je ne savais pas trop à quoi m'attendre.

Dès l'arrivée, on a le droit à quelques vidéo bien anxiogènes, genre Kobé juste après le tremblement de terre de 1995, mais avec des posters plutôt kawai sur tous les murs. Quelques explications plus tard, et nous voila déjà face à la boite à secouer. A l'extérieur, un écran retransmet les images de l'intérieur, histoire de ne rien perdre à ce qui se passe. Bon, il y a plus qu'à faire comme on a vu sur la vidéo. Ca tombe bien, il y a comme par hasard des coussins sur la table pour se protéger la tête. A croire que c'est un équipement de série pour les tables japonaises ...
Après avoir résister au reflex de faire voler son coussin sur la première tête venue (l'étudiant en sortie scolaire reste très joueur), la machinerie se met en route. Bon, direction le sol, en arborant fièrement chacun notre coussin sur la tête, pour aller se glisser sous la table. On a bien écouté ce qu'on nous a dit en cours de bio en term avant le bac (ça doit rappeler des souvenirs à certains), et on oublie pas que les ondes S suivent toujours la première secousse, et donc on reste sous la table. Rien qui ne vous fasse regretter votre petit déjeuné, mais au moins, on sait à quoi s'en tenir maintenant.

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On continue pas une séance d'essais sur des extincteurs, histoire de voir ce que ressentent les bloqueurs de fac en saccageant des locaux, les pompiers dans leur travail, et le cas échéant, faire la même chose (que les pompiers, bien entendu). Comme pour la grenade des Monthy Python, il faut juste savoir compter jusqu'à 4 avant de tirer la ficèle. L'exercice consiste à viser un feu sur un écran, en attendant bien tranquillement de n'avoir plus de produit dans l'extincteur. Les profs on l'air de s'amuser au moins autant que les élèves à ce petit jeu.

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Nous poursuivons assez logiquement avec un exercice dans un couloir enfumé. Ambiance Fort Boyard garantie. 4 personnes sont envoyées dans une série de couloirs enfumés, avec plein de portes, toutes fermées sauf une ouvrant sur une sortie. A l'extérieur, on peut suivre sur un écran les cobayes en train de chercher leurs route. En bon gaijin de base, on écoute pas les consignes, on avance debout, la tête dans la fumée, et on trouve la sortie en une minutes maximum. Après l'exercice, on a le droit à une petite vidéo sur les dangers des fumées dans les incendie. Le coté kawai est y encore décliné à toutes les sauces. On en profite pour jeter un œil aux posters, qui valent eux aussi le coup.


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On finit assez logiquement pas les gestes de premiers secours, histoire de réviser un peu ses techniques de judo au sol. Des corps sont disposés sur les tatami, et on doit agir sur leur système respiratoire. A défaut de comprendre toutes les explications, on va rester sur ses classiques alors, clefs de bras et yoko shio gatame ... Ah ? Ils sont pas là pour ça les mannequins ? Bon, alors on va regarder ce que font les autres, et faire pareil alors...
Donc on doit commencer par lui demander son nom, ils préfèrent commencer par un interrogatoire ... et même pas d'annuaire à disposition ... Lui "tapoter légèrement la joue" s'il reprend lentement ses esprits ... huuum, en fait c'est juste une école de pensé différente ...pourquoi pas ...

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Par XIII - Publié dans : Personnel
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Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 14:58
Je n'avais pas encore trouvé l'occasion de parler de la télévision japonaise, et pourtant les choses à dire sont nombreuses. On peut assez facilement dégager des différences par rapport aux programes français. Les gens y mangent en permanence. Le base-ball est retransmis assez souvent (mais le football reste un peu présent magrés tout). Les drama font aussi beaucoup plus cheap qu'en France.

Par contre, un point choque dès le premier regard. Une bonne partie des show sont TRES retravaillés en post-production. Presque tout ce qui sera dit pendant une émission est sous-titré, avec les caractères les plus flashi possible (imaginez un enfant de 12 ans qui découvre Photoshop). Le résultat ferait presque passer une mob de banlieue pour un modèle de sobriété. Les extraits que l'on peut passer en France sont loin de la réalité. Très loin. C'est bien pire en vrai.

A titre d'exemple, je vais parler d'une émission vu hier soir, un peu après l'heure du repas, en première partie de soirée. C'est un show qui a l'air assez établis, en cherchant un peu sur YouTube, on peut trouver facilement des extraits des mois passés. undefined

Le concept est relativement simple.

Une équipe de chasseurs est montée par la production.
Histoire de bien leur donner un aspect de méchant, le costume noir est de rigueur. Les lunettes noires sont aussi de la partie, même si la traque se fait de nuit. Ils ont à leurs disposition quelques gadgets, mais on sent assez vite que leurs jambes vont leur être bien plus utiles Plus le jeu s'approchera de la fin, et plus ils seront nombreux. Ils doivent juste toucher un des joueurs
pour l'éliminer.


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Face à eux, une équipe de parfait bras cassés, triés sur le volet.
Les classiques du genre sont tous là. Le beau gosse, la pin up, le gars moche mais qui a l'air sympa, le boulet, le gars qui a l'air louche...
Bien entendu, ils ne se sont jamais croisés, mais doivent bosser ensemble ... mais pas trop, il y a de l'argent à gagner quand même. Beaucoup. Des centaines de miliers ... de yen.
La production fournis là aussi tout le matériel, ce qui promet quelques coups fourés un peu téléphonés ...



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L'émission change à chaque fois de lieu, mais cette fois-ci, kurisumasu oblige, c'est un parc d'attraction qui va accueillir la battue.
L'espace est assez grand, les coins d'ombres assez nombreux pour se cacher au besoin.
Bien sur, le gibier doit un peu bouger pendant l'heure de jeu pour remplir des objectifs.
Aujourd'hui, il y avait plusieurs interrupteurs à activer pour désactiver la grande roue (chaque interrupteur libère un des hommes en noir lorsqu'il est actionné).






Vous avez déjà noter tout l'habillage rajouté au montage ? Rajouter des bruits qui font bien, faite bouger le tout, et vous aurez une idée de comment ça se passe ici.

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Comme on peut s'y attendre dès le début, la production manipule pas mal son monde, et a prévu pas mal de rebondissements. Les gillets fournis décident au moment critique de faire briller toutes leurs diodes, rendant caduque la bonne planque trouvée par le participant (à moins qu'il se trouve près d'un sapin de noël, dans ce cas là son camouflage est parfait). Les informations sont fournis aux joueurs par un téléphone portable qui bien entendu fait un bruit d'enfer dès qu'il reçoit un message. En rajoutant un caméraman qui suit les candidats en permanence , on se rend compte que la réussite des joueurs repose sur peu de choses (les lunettes noires des hommes en noir).

Toute cible repérée s'accompagne d'une magnifique mire qui apparait sur l'écran. Celle-ci va grandissante à mesure que la cible est proche. Le producteur doit regarder Terminator assez souvent. Des bips à la Alien pourraient aussi être dans le thème.

Tout ca va avec des participant qui ont l'air de prendre tout ça très au sérieux, allant jusqu'à implorer à genoux les hommes en noir de les épargner. Aucune personne élimininée ne peut s'empêcher de lacher quelques jurons (je ne traduirais pas, mais on reste en dessous de ce que la langue française peut nous fournir).



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Tout cela est bien beau, mais on voit la fin arriver assez vite. Certains membres se sacrifient pour le groupe, en allant désactiver des interrupteurs cernés d'hommes en noir, on en est presque dans les clichés sur les japonais là. Un nouvel élément est introduit vers la fin du jeu, histoire de bien mettre sur les nerfs les derniers joueurs encore en course.

Sur un camion de l'armée, tout phares allumés, des pères noël, habillés en noir, et avec les lunettes de soleil qui vont bien, débarquent. Vue leurs attirances chromatiques, on se doute de leurs camps.
Cette arrivé, s'accompagne là aussi d'un affichage sur la moitié de l'écran de "fear the bulaku santa", craignez les santas noirs.
Armés de lances roquettes en plastique et d'une cloche, ils arpentent les allées du parc. Leurs lances roquettes sont en fait des torches assez puissante, et leurs cloches servent à faire savoir à tout les autres chasseurs là ou ils sont quand ils ont débusqué une proie (la morale reste sauve, ils ne chassent pas, ils en font que débusqué, tels des chiens de chasses à la barbe blanche, les joueurs).
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Pour ceux qui souhaitent voir à quoi ressemble tout ca, l'intégral du show peut se trouver ici.


En espérant que vous avez été bien sage cette année ;)
Et pour ceux qui ne l'ont pas été, fear the black santa.
Par XIII - Publié dans : Télévision
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Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /Déc /2007 09:35
Les préparations pour les fêtes de fin d'année avancent à grand pas. Signe avant coureur, la température est passée récemment sous la barre des 10°C. Au suppa du coin, les caissières ont enfilées le bonnet rouge et blanc de noël règlementaire, des guirlandes électriques apparaissent dans les vitrines de l'allée marchande que j'emprunte tous les matins, et on peut même entendre des chants de noël le soir sur le chemin du retour.

Une nouvelle fois, une occasion est donnée pour mesurer les différences entre les traditions japonaises et les traditions occidentales. A Asakusa se tient tous les ans à la même époque un marché de fin d'année, le Toshi no ichi. Des articles religieux sont vendu pour préparer la nouvelle année. Des darumas aux lanternes de papier, on peut à peu prêt tout trouver. Un vague coup d'œil permet de savoir que le rat sera bientôt mis à l'honneur l'an prochain. Les maneki neko, chats porte bonheur, vont devoir cohabiter pacifiquement pendant un an avec ces rongeurs.

L'atmosphère est analogue à ce que l'on peut sentir pendant les marchés de noël en Europe. Un peu d'acheteurs, un peu de badots juste là pour le plaisir des yeux, et pas mal de promeneurs juste là pour l'ambiance des lieux. Les objects sacrés comme les brochettes de poissons ou de pieuvres s'échangent contre espèces sonnantes et trébuchantes. Les estomacs et les sacs se replissent à mesure que les bourses se vident.
Au flot habituel de visiteurs s'était aussi mêlé des écoliers, admis pour une raison dans un temple bordant la Nakamise. La cours habituellement vide et fermée était pour l'heure ouverte, accueillant les vélos des parents et les jeux des enfants.

Depuis lundi se tenait aussi un marché aux Hagoitas, genre de raquettes de bois. A l'origine, ces raquettes étaient utilisées dans un jeu de cours à l'époque d'Edo. A la croisé du badminton et du volley ball, deux équipes mixtes s'affrontaient. Le jeu est depuis tombé en désuétude, mais les raquettes sont restées comme support décoratif. Les acteurs de kabuki d'alors ont peu à peu laissés leurs places à des idoles plus contemporaines, mais la technique est resté la même. la plupart du temps, des pièces de soie sont cousues à la surface pour donner un résultat proche de celui d'un bas relief. Les tailles peuvent grandement varier, certaines pièces dépassant même la taille d'un homme. La vente de ces objets est ponctuée par  les vendeurs et les acheteurs qui claquent en même temps et en rythme leurs mains à chaque ventes. Ce manège se poursuit en général bien après la tombé de la nuit.

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Les maneki neko vont l'avoir sur le dos pendant toute l'année celui là

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Daruma



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Idoles classiques...

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... Idoles modernes.







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En attente de sa prochaine réincarnation ?



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Et la nuit tombe à peine...
Par XIII - Publié dans : Tôkyô
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /Déc /2007 08:57
Réglés comme du papier à musique, les évènements saisoniers se suivent à un rythme bien étudié. Momijigari à peine finis, le temps des illuminations de fin d'année prend le relais. Le marketing n'aime pas le vide, qu'on se le tienne pour acquis.
Plusieurs quartiers de la ville , souvent financés par différentes enseignes, se couvrent de diodes en ce mois de décembre. Premier arrêt aujourd'hui au Tôkyô Dome. Bordées par une grande salle de concert qui sert aussi de stade (ou l'inverse), un parc d'attraction, et une galerie marchande, la motivation d'offrir de belles illuminations était là.
Une longue introduction n'est pas particulièrement appropriée, je vous laisse donc avec les photos.






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Les arbres de noël sont assez démesurés ici ...





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Par XIII - Publié dans : Illuminations de fin d'année
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Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /Déc /2007 09:16
La chasse aux feuilles d'automne (Momijigari, ou Koyo, en ne lisant que les 2 premiers kanjis) touche à sa fin. Tous les matins, les jardiniers s'affairent sur le campus pour balayer les allées, couvertes des feuilles dorées des ginkgos L'automne est en train de laisser sa place à l'hivers. Par chance, sur le campus, les juppes ne semblent pas raccourcir pour autant.

Cette célébration a l'air assez importante au Japon, apparement au moins autant qu'hanami, qui reste plus connue en France. L'évènement est traité de pas mal de façon. Dans certaines émissions, on peut voir les meilleurs clichés des téléspectateurs diffusés. La météo montre quotidiennement l'évolution des feuillages. Pour vous donner une idée, on trouve aussi des sites internet qui font la même chose.
Certains lieux, comme Takao, Nikko ou Hakone sont très réputés pour ça en cette saison.

Commercialement, la saison est aussi assez bien exploitée. Les couloirs du métro sont plein d'affiches vantant les vues de telles ou telles région. Les poupée Kokeshi se parent de peintures de feuilles cuivrées et dorées. Au détour d'une caisse ou d'un rayonage de konbini, on peut voir fleurir de magnifiques rameaux pur  acrylique aux couleurs de saison. Je ne vais pas m'étendre dans une liste de produits "spécial Koyo" que l'on peut voir apparaitre dans ces magasins, mais ils sont relativement nombreux.
Sans doute une idée à creuser pour les commerciaux qui n'ont pas réussi à nous vendre l'idée d'Halloween ces dernières années. Plus sympa qu'une citrouille, et ça permettrait de recycler une partie des colorants orange qui doivent prendrent la poussière.

Histoire d'illustrer un peu mes propos, quelques photos prises lors du mois écoulé, à Tôkyô, dans sa région, et plus loin. La chasse a été bonne.

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Les rameaux de plastique qu'on l'on peut voir fleurir, ici dans la nakamise à Asakusa.

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A Nikko, avec des prières nouées autour des branches au premier plan.

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Nikko,

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Nikko,

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Nikko.

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Waseda, encore un peu à l'heure des 125 ans du campus.

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Shinjuku, quand les illuminations accompagnent les derniers feux de l'automne.

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Takao,

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Takao, un des torii proche du sommet.


Takao, l'arrivée au funiculaire.

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Ueno.

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Waseda, l'allée principale du campus.



Waseda, la même allée, quelques semaines plus tard.

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Light of August pass'd away
Gingko' red leaves
Shine in library's shadows

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Asahi beer factory, Saitama-ken.

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Asahi beer factory, Saitama-ken.
Par XIII - Publié dans : Japon
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 13:08
Un petit bol d'air iodé pour cet article, histoire de vous changer un peu de mes histoires de sumo et de nourriture japonaise.
Hier soir était organisé par l'association Bretons du Japon une soirée de noël dans un pub Irlandais de Shinagawa. Groupe folk irlandais et bières celtes, le décort était fixé. Bonus, le défilé interceltique de septembre sur les Champs Elysés devait être diffusé. Les indications sur le site internet n'était pas spécialement clair, et c'est donc vers les 19H que je débarques dans le quartier ,un petit plan griffoné à la va-vite sur un bout de papier dans la poche.

Pas trop le temps d'admirer les tours de lumière à la sortie de la gare, mes yeux se mettent de suite à la recherche d'un plan du quartier. L'habitude des gares japonaises et quelques pas font le travail, je suis en train de chercher mon chemin sur une carte des environs. D'autres personnes, elles aussi un petit bout de papier à la main, semblent chercher quelque chose sur ce shéma. L'une d'elles un peu plus courageuse que les autres (ou plus pressée d'entrer dans un endroit chaud) tente dans un anglais aux sonoritées nippones  de demander si nous sommes tous en train de cherche le même endroit. Réponse positive, tout le monde est bien là pour descendre quelques Guiness. 
2 japonaises, une vannetaise, un Lorientais et 2 plans griffonés pour trouver un pub Irlandais à Tôkyô. Avec un énnoncé pareil, James Joyce aurait sans doute produit quelque chose à mis chemin entre Ulysses et Finnegans Wake. Le périple sera beaucoup plus court que celui de Leopold Bloom, les portes vertes du pub se découvrant assez vite au détour d'un escalier.

Pa 'vez hunvreet kreñv a-walc'h ha hir,
A-wechoù dont a ra da wir a-benn ar fin.


Pas mal de monde dans la salle déjà, et sur les tables, des bières brunes sont elles aussi très présentes. Le décort fait vite oublier que l'on est au beau milieu de la mégapole.  Des premières pages de journeaux jaunies, vantant les résultats sportifs des équipes irlandaises de soccer et de rugby, aux veilles publicités pour la guiness, aux différents motifs d'entrelacs celtiques sur des éléments de décorts, rien ne manque. La fumée de cigarette, qui a désertée les pubs d'Irlande, flotte même dans la lumière tamisée. Un Gwenn Ha Du trône fièrement  derrière le comptoir, entre des whisky écossais et des sake japonais. Premiers échanges, première pinte, premières notes de musique.

La diaspora bretonne est très active ici, et certains japonais se montrent très motivés.  Une vielle ou un biniou kozh ne semblent pas poser de problème à un japonais qui semble en jouer le plus naturellement du monde.

Sur les écrans est diffusé la parade  de la Breizh Touch de Paris de Septembre dernier. Les choeurs gallois, encore vaillant pour leurs âges, le pipe band de St Colman en costume de cérémonie, le drapeau azur de l'Asturie, Pichard  pour commenter le tout...  Je reviens quelques mois... quelques étés en arrière ... .

Sur les tables, les verres se vident en laissant une légère mousse sur leurs bords. Les chips disparaissent en laissant du sel sur les doigts.

I am content to live it all again
And Yet Again
(...)


Les airs de musiques s'enchainent. Un groupe alterne, avec semble t-il un accent australien, les reprises des Pogues, de U2... Le président de l'association fait voler en breton les paroles de la suite sudarmoricaine d'Alan Stivell. Les japonais présents, en légère minorité, semblent apprécier l'ambience, et l'on échange facilement en anglais. Les expatriés plus ou moins récents échangent sur leurs expériences. Japon oblige, les cartes de visites s'échangent assez facilement.

 


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Par XIII - Publié dans : Personnel
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /Déc /2007 12:27
Allez, aujourd'hui une petite recette avant les fêtes de fin d'année. Le guide Michelin a  sortie le mois dernier une édition spéciale Tôkyô, alors on va en profiter pour s'attarder un peu sur les méthodes des grands chefs locaux. Une ville qui réussi a obtenir plus de macarons que Paris doit forcement avoir un secret. Hasard du calendrier, l'université avait prévue ce midi de nous faire passer derrière les fourneaux.

Commençons par quelque chose de simple, les pâtisseries à base de pâte de riz (Mochi).
La recette est assez simple, il faut juste du riz, et des sumo.
Un problème avec ma recette ?
Les sumos ? Quoi, les sumo ? Non, non, ils ne sont pas là pour gouter. Les étoiles au guide Michelin, il faut savoir les gagner . Pour convaincre un expert du guide michelin, un bon sumo au sommet de son art est toujours très convaincant.

Donc, prenez du riz  bouillant que vous disposez dans un  Usu, mortier traditionnel.
A l'aide de vos sumo (si ils sont fatigués, n'importe quel étudiant fera  l'affaire), malaxez le riz et frappez-le pour obtenir une pâte suffisamment visqueuse (mais pas trop, il y a des morts par étouffement tous les ans au Japon à cause de ça. Une expert du Michelin est toujours plus productif vivant, répétez-le au besoin à vos sumo).
La pâte prête, faite la passer à votre prof de kanji par exemple pour la suite de la préparation (les lutteurs peuvent une nouvelle fois faire l'affaire, mais leurs doigts peu agiles sont assez peu adaptés pour la suite, préférez ceux d'une prof de kanji).
A l'aide de la pâte (j'ai fais voix-off de la Cuisine des Mousquetaire dans une vie antérieure), faite des boules grosse comme le poing, puis passez-les dans de l'Anko (pâte de haricot rouge sucrée).
Voila, c'est finis.
Votre prof de kanji peut se charger du service si les inspecteurs du Michelin se montrent retord.

 





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Les cuisiniers, les gouteurs


"bon, il est ou l'inspecteur du Michelin, faut qu'on parle ..."

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Futur 3 étoiles
Par XIII - Publié dans : nourriture
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /Déc /2007 14:37
Au lendemain d'une St Andrew assez (trop) sèche ,et histoire d'aller un peu évacuer un peu du stress de la semaine,  ce samedi direction Ueno, un des plus grands parc de Tôkyô, à 2 stations de métro au nord d'Akihabara.

Momijigari est encore dans l'air pour quelques jours, et ce parc semble être le meilleur endroit pour en profiter. Le soleil d'automne est de la partie, et le ciel dégagé. Petit tour rapide des lieux.

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Dès l'entrée, la statue de Takamori Saigô, l'un des samurai les plus importantdes début de l'ère Meiji nous accueille. D'abord allié à l'empereur Mutsuhito contre le pouvoir shogunal, il sera finalement l'un des derniers à s'opposer au nouveau pouvoir en place.

Paradoxallement, le parc héberge la statue de l'un des tombeurs des Tokugawa (le pouvoir shogunal), mais aussi un temple dédié à cette famille.

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Comme Nikko, Ueno abrite un Tôshôgô, un temple à la mémoire de Tokugawa Ieyasu. Bien que moins grandiose, le sanctuaire de Tôkyô offre néanmoins quelques intérêts (comme une traduction plus systématique des explications que l'on peut touver un peu partout) non négligeable.
C'est dans ce sanctuaire que l'on peut trouver aussi un monument en mémoire du bombardement d'Hiroshima.

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Des chapelets de grues en origami sont là pour appeler à la paix. Ce symbole remonte aux années suivant le bombardement atomique dont fut victime Hiroshima. Sadako Sasaki, écolière touchée par une leucemie, entreprit de plier 1000 grues pour, comme le veut la légende, retrouver la santé. L'entreprise n'arriva jamais à son terme, mais le symbole est resté, et est depuis repris à de nombreuses occasions.

D'autres temples de moindre importance sont visible dans le parc, même si certains sont entrés dans une saison de grand nettoyage, et ainsi pas toujours accessible.

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Le parc est aussi un lieu de culture et de divertissement. Plusieurs musées nationaux ont élus dominicile sur le domaine. Desdébuts de l'époque Jômon au XXeme siècle de Munch, Il y en a pour tous les gouts. Les sciences, la musique et les autres arts sont bien représentés.
Les familles peuvent aussi simplement se retrouver, pour se promener dans les allées, ou autour d'un lac. Les quelques animaux qui vivent ici sont très peu craintif. Les corbeaux, comme les mouettes ou les chats sont assez facilement nourris par les visiteurs, ce qui se recent assez facilement au niveau de leurs caractères.

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Le toit brun du Tôkyô National Museum, perdu entre les feuillages d'automne.





Maintenant que la fin de l'article approche, j'en vois certains qui commencent à s'interroger sur le titre. Que viens faire une tirade de Mac Beth dans cet article. La pièce écossaise ne semble pas particulièrement coller à l'ambience des lieux. Aucune référence au livre de Faulkner, qui lui aussi se base sur cette tirade, ne semble non plus apparaitre.
A part comme lendemain de St Andrew, rien ne peut faire le lien avec l'Ecosse, et pourtant ...

et pourtant ...

...

article-ueno-9.jpg November’s sky is chill and drear,
November’s leaf is red and sear.


Oui, c'est bien un japonais, en kilt, et avec une cornemuse, en plein Tôkyô.

On va finir par croire que je le fais exprès (ou alors que j'ourdis en secret une invasion celtique du Japon), mais j'assume (mais ils vont devoir se mettre au beurre salé d'ici peu si ca continue comme ça).
Encore Amazing Grace ici, en kilt, et joué à la cornemuse, ca n'a pas de prix.
Par XIII - Publié dans : Tôkyô
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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /Nov /2007 08:01
Suite de la sortie à Nikko. Le second jour nous fit prendre un peu de hauteur et passer brutalement dans l'hiver.

La veille au soir, la plupart des étudiants avaient tenté d'effacer la fatigue de la journée  en s'initiant au Onsen. Dehors, dans la nuit ou flottait quelques flocons de neiges, il fallait pas mal de motivation pour atteindre les 40° du bassin, et au moins autant pour en sortir, après quelques heures pour certains.

Petit déjeuné pris au bord d'une large baie vitrée, panorama sur les montagnes environnantes, couvertes des derniers éclats de l'automne, mais dont certains recoins plus froid annonçaient déjà l'hiver. Les bus gelés nous attendent déjà pour partir.

Une bonne heure de route et de virages en lacet nous attend avant d'arriver sur le plateau. L'ascension se fait sous le regard du mont Nantai, dans une forêt qui se découvre au fils des méandres de la voie. Au détour d'un fossé blanchissant de givre et de neige, une colonie de singes sauvages continue ses activités en ne prêtant guère attention au manège des voitures.

Premier arrêt pour aller contempler les chutes de  Kegon, en aval de Chuzenji. Haute de près de 100 mètres, c'est l'une des 3 plus grandes du Japon. Après une descente en ascenseur, dans un accès percé dans la roche volcanique, nous finissons les dernières dizaines de mètres à pieds, dans des couloirs encore très frais. Les bruissement de l'eau tombant sur la roche devient audible en s'approchant de la sortie. Logée au milieu d'un cirque basaltique, Kegon se découvre dans la lumière d'un frais matin hivernal. A ses pieds, des embruns s'élèvent et viennent ramper le long de la couche de neige qui recouvre un éboulement. A peine le temps de profiter du spectacle que la suite nous attend déjà.

Le bus traverse le bourg. Au bout de la rue principale, on devine un immense torii, cernés de poteaux de circulation, de publicités, et de câbles électriques en tout genre. Les services d'aménagement au Japon resteront toujours une énigme.Derrière lui s'ouvre la route côtière qui longe le lac. Le soleil, face à nous, fait briller sa surface, presque aveuglante. Peu d'étudiants ont pensés aux lunettes de soleil. Un léger vent vient se charger de former quelques rides cette étendue luisante. L'horizon est cerné de montagnes, aux flans zébrées par les feuillages gris-vert des pins, et par les branches nues et ternes d'autres arbres. Au loin, les pics de plusieurs monts composent avec un groupe de nuages égarés. Une nouveau slalom dans la montagne s'engage, bien plus rapide celui-là.

L'accès aux chutes de Ryuzu est vite atteint. Les bus déversent leurs étudiants  dans une frénésie proportionnelle à l'épaisseur de la couche de neige . Pour certains, c'est le premier contact avec cet élément. On sent un joie, presque une forme d'hystérie, s'emparer de certains. Bonnet et écharpes sont au programme pour tout le monde. L'exercice de la bataille de boules de neiges n'est pas oublié, même si chez beaucoup l'inexpérience est palpable. Nous longeons le torrent en amont des chutes, l'eau courant bruyamment entre les roches émergées. Le chemin s'avère glissant et les chutes des novices rythment la descente. Encore quelques marches et nous voila face aux chutes d'eau. Certains en profitent pour se réchauffer autour d'une tasse de thé dans la boutique qui borde le panorama.

L'après-midi se passe en charmante compagnie au bord des eaux glacées du lac.
Le déjeuné est passé au chaud dans l'un des restaurants bordant la route côtière. Au menu, des poissons péchés dans le lac et cuits à l'extérieur par un vieux du coin, un bonnet usé vissé bien solidement sur la tête. Par la porte vitrée, la lumière du soleil irradie l'intérieur avant d'aller se perdre dans l'arrière salle. La théière marche à plein régime et un thé fumant vient réveiller les narines.
Dehors, la glace a commencé à recouvrir certains pontons. Des pédalos à la peinture défraichie jonchent les berges. L'été est bien loin, et nul n'ira les réveillez avant quelques mois. Comme n'importe quelle plage bretonne en hiver, ici aussi l'activité tourne au ralentis. Nous croisons assez peu de personne et seul le clapotis de l'eau vient rythmer la promenade.


article-singe.jpg 猿も 木から 落ちる。

article-chuzenji-1.jpg Kegon

article-chuzenji-entree-ville.jpg Le torii, entouré de modernités ...

article-chuzenji-2-B.jpg La route vers Ryuzu.

Ryuzu.

article-chuzenji-4.jpg Les berges du lac.

article-chuzenji-3A.jpg
article-chuzenji-3B.jpg Un peu de couleurs.

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article-chuzenji-6.jpg En compétition pour Momijigari ?
Par XIII - Publié dans : Japon
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