Asakusa, Hagoita-ichi

Publié le par XIII

Les préparations pour les fêtes de fin d'année avancent à grand pas. Signe avant coureur, la température est passée récemment sous la barre des 10°C. Au suppa du coin, les caissières ont enfilées le bonnet rouge et blanc de noël règlementaire, des guirlandes électriques apparaissent dans les vitrines de l'allée marchande que j'emprunte tous les matins, et on peut même entendre des chants de noël le soir sur le chemin du retour.

Une nouvelle fois, une occasion est donnée pour mesurer les différences entre les traditions japonaises et les traditions occidentales. A Asakusa se tient tous les ans à la même époque un marché de fin d'année, le Toshi no ichi. Des articles religieux sont vendu pour préparer la nouvelle année. Des darumas aux lanternes de papier, on peut à peu prêt tout trouver. Un vague coup d'œil permet de savoir que le rat sera bientôt mis à l'honneur l'an prochain. Les maneki neko, chats porte bonheur, vont devoir cohabiter pacifiquement pendant un an avec ces rongeurs.

L'atmosphère est analogue à ce que l'on peut sentir pendant les marchés de noël en Europe. Un peu d'acheteurs, un peu de badots juste là pour le plaisir des yeux, et pas mal de promeneurs juste là pour l'ambiance des lieux. Les objects sacrés comme les brochettes de poissons ou de pieuvres s'échangent contre espèces sonnantes et trébuchantes. Les estomacs et les sacs se replissent à mesure que les bourses se vident.
Au flot habituel de visiteurs s'était aussi mêlé des écoliers, admis pour une raison dans un temple bordant la Nakamise. La cours habituellement vide et fermée était pour l'heure ouverte, accueillant les vélos des parents et les jeux des enfants.

Depuis lundi se tenait aussi un marché aux Hagoitas, genre de raquettes de bois. A l'origine, ces raquettes étaient utilisées dans un jeu de cours à l'époque d'Edo. A la croisé du badminton et du volley ball, deux équipes mixtes s'affrontaient. Le jeu est depuis tombé en désuétude, mais les raquettes sont restées comme support décoratif. Les acteurs de kabuki d'alors ont peu à peu laissés leurs places à des idoles plus contemporaines, mais la technique est resté la même. la plupart du temps, des pièces de soie sont cousues à la surface pour donner un résultat proche de celui d'un bas relief. Les tailles peuvent grandement varier, certaines pièces dépassant même la taille d'un homme. La vente de ces objets est ponctuée par  les vendeurs et les acheteurs qui claquent en même temps et en rythme leurs mains à chaque ventes. Ce manège se poursuit en général bien après la tombé de la nuit.

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Les maneki neko vont l'avoir sur le dos pendant toute l'année celui là

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Daruma



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Idoles classiques...

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... Idoles modernes.







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En attente de sa prochaine réincarnation ?



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Et la nuit tombe à peine...

Publié dans Tôkyô

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Stéph 22/12/2007 11:36

Vive 1984, 2008, et toutes les années du rat! :-)

Sébastien 19/12/2007 15:52

Salut! Toujours d'aussi belles photos! Continue de nous faire rêver!