Sapporo, 札幌

Publié le par XIII

Les quelques jours de silence radio prévus prennent fin avec cet article, article qui va d'ailleurs commencer une petite série sur Hokkaido, la plus au nord des 4 grandes iles nippones. Comme pas mal d'autres lieux au Japon, il y a de nombreuse particularités intéressante à noter. L'ile a longtemps été majoritairement peuplée d'Ainu, une population en de nombreux points différents à celle qui occupe le reste du Japon. Proche de la Russie, et ouverte très tôt à l'époque meiji aux influences européennes, tous ces caractéristiques se retrouve à différent niveaux.

Départ à 5H du dortoir pour rejoindre Haneda, le 2sd aéroport de Tôkyô au sud de la mégalopole. Le trajet est vite fait, un monorail fait la liaison toutes les 5 à 10 minutes depuis une gare sur la Yamanote. Des cheminés crachent dès les premières heures du jour leurs fumées blanchâtre alors qu'au loin on aperçois encore les tours de la capitale. Quelques occidentaux sont aussi du voyage, apparement plus là pour les affaires que pour le tourisme. L'avion s'envollera avec la tour de Tôkyô visible face à lui, au loin. Une heure et quart plus tard, et quelques centimètres de neige en plus, atterissage à Chitose.

Je vais garder le yuki matsuri, la raison première de ma venue, pour la fin, et commencer par Sapporo, la métropole qui héberge ce festival. Hissée en 150 ans au rang de 5eme ville du pays, on pourrait s'attendre à des séries de ruelles et de bâtiments enchevêtrés comme un peu partout ici, mais il n'en est rien. Surprise, les rues sont taillées au cordeau, ce qui rend le repérage très facile. Connaitre les kanji pour les 4 points cardinaux et savoir compter jusqu'à 10 est une base suffisante pour arpenter la ville. Quand on cherche son hôtel, de nuit, et par -10°, on aime ce genre de détails. Même les temples suivent cet alignement, c'est dire.
Cette ressemblance avec les cités américaines n'est pas due au hasard puisqu'un conseiller américain a précisément joué tôt dans ce domaine un rôle important à la création de la ville en 1868. Le Japon de l'époque avait recours massivement à ces o-yatoi gakokujin, des conseillers étrangers, dans différentes spécialités pour rattraper les retards pris pendant l'époque Edo (la bière fût l'un de ses retards comblés assez vite, une des marques principale ici porte le nom de la ville). L'université de la ville porte elle aussi la marque d'un autre conseiller d'outre pacifique, W.S. Clark , venu là pour dynamiser l'agriculture et l'élevage. Plusieurs statues ont été érigée depuis pour rappeler leurs rôle dans l'histoire de Sapporo et d'Hokkaido.
Les 2 pays étaient à l'heure de la conquête de la frontière, l'un à l'ouest pour différentes raisons, l'autre au nord  pour contrer l'avancée de la Russie dans la région. Il est intéressant de voir comment ces 2 approches ont pu se meler à l'époque. Sans doute un point en plus à rajouter pour les étudiants en anglais sur "The significance of the frontier".

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Un des symboles de Sapporo, la Tokeidai.

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La tour de Sapporo, à l'est de l'Odori Koen.

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L'ancien siège du gouvernement, tout en briques rouges.

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Hokkaido-Jinga

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Publié dans Hokkaido - 北海道

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Sebastien 10/02/2008 22:55

salut. La tour de Sapporo (avec la pub panasonic) me fait penser quelque peu au sommet de la tour eiffel...
sinon, comment vas tu, jeune breton japonisé?