J'espère avoir réussi à faire un peu monter l'attention avec les derniers articles, maintenant il va falloir penser à conclure, et à faire les comptes. Un peu moins de 2 mois, à raison de 2 soirs
d'effort par semaines, ont-ils suffis ? Est-ce que malgré mes entrainements tyranniques le (les) reste(s) du groupe pourra voir une crêpe sans avoir d'horribles flashback ? Est-ce que surtout,
ici aussi, Waseda finit toujours par gagner sur Keio ?
Quelques mots pour replacer un peu le sujet, le WIF se tient tous les ans vers la mi juin, et réunis des étudiants japonais comme étrangers pour présenter
principalement des danses de leurs coins du globe. Ils participent aussi au WasedaSai, la grande fête du campus en
novembre. Ayant déjà participé pendant le WasedaSai et pendant les festivités du 125ème anniversaire, on m'avait demandé si j'avais quelque chose qui pourrait s'intégrer dans l'optique du
festival. Après avoir éliminé plusieurs des activités emblématiques du C.C.C., j'en suis revenu au Fest-Noz. L'idée de
faire danser un salle entière avait l'air d'en avoir emballé certains, restait encore à concrétiser. J'ai déjà eu l'occasion de développer tout cela, donc je ne m'étends pas d'avantage là
dessus.
Restait encore à régler certains problèmes. Les costumes, le programme, les pas, la musique... pas mal de tâtonnements, d'adaptations, et de compromis avant d'arriver au résultat final.
En bon lorientais de son état, je n'ai pas pu passé à coté du bagad de Lann Bihoué pour une partie de la bande son, avec les Ramoneurs de Menhirs pour réveiller un peu le public et préparer l'air de rien le moment ou ils étaient supposer venir danser sur scène.
Avec la musique du premier groupe est naturellement arrivé le rayé noir et blanc, déjà utilisé sur Tôkyô
pour la St Patrick, les bigoudènes allaient devoir leurs coiffes revues et un peu simplifiées pour l'occasion (on croise assez peu de bretonnes en costume par ici).
Pour les pas, j'ai fait confiance à ce que j'ai vu depuis des années à travailler au FIL, en croisant des groupes pendants les
répétitions ou pendant les défilés, puis en faisant quelques recherches sur internet. Montrer une vidéo de ce que l'on veut obtenir reste la meilleur des explications possibles, surtout quand
tout le monde n'a pas le même niveau en japonais ou en anglais.
Un problème de dernière minute est même venu s'inviter au dernier moment. J'avais laissé du temps de pause, genre 10 secondes, entre chaque parties, histoire d'avoir des moments pour se recaler,
et pensait le remplir avec un peu de jeu, voir de faux replacements. Le coup de la fausse panne en régie était le plus simple à "préparer", c'est donc là dessus que l'on est partis. Problème,
personne n'avait prévenu la régie, et mon jeu d'acteur les a -vraiment- fait paniqués pendant la répétition. Du coup, on m'a "suggéré" de faire quelque chose de plus enjoué, de plus évident.
Quelque chose ou je joue plus avec le public. Genre, bien devant tout le monde. Dans leurs bonté, ils m'ont même laissé le faire en anglais. Faire son show devant 300 personnes, dans une langue
étrangère, pour moi, comme pour le public... ça fera des trucs à raconter pour ses vieux jours à la maison de retraite ... A condition de survivre à l'expérience...
Concrètement, voilà le résultat.
(pour toutes critiques, voyez avec mon pied de biche dès mon retour)
Il restait encore une inconnue, combien de personnes allaient venir pour la 2sd partie. Le compteur s'était arrêté à 60 personnes à Keio, après 20 bonnes minutes de progression lente. Je
n'avais que 2 minutes à disposition. Alors ?
Je n'ai pas compté sur le coup, j'avais d'autres choses à l'esprit (genre "qu'est ce que je fais là?"), mais il semble que l'on est dépassé le score de Keio d'une dizaine de personnes
environs. Avec un groupe de 16 danseurs à la base, qui ont ramenés minimum 2 personnes, et en ajoutant les membres du festival qui sont venu prêter main forte, on arrive assez facilement
à ce chiffre, sans avoir besoin de trop pousser (au cas ou, j'avais fait boucler les portes à double tour).
Waseda gagne donc cette première édition du Fest-Noz Sôkeisen.
Le résultat a été assez singulier, mais je pense que tous les membres du groupe, comme ceux qui ont participé à la dernière partie de la représentation on passé un bon moment.
La Bretagne a par ailleurs été représentée dans un des stands que comptait le festival, histoire de présenter d'autres aspects de la région.
Commentaire n°2
posté par
Florian
le 08/07/2008 à 10h44
En Anglais le petit speech, pourquoi donc ?
Commentaire n°3
posté par
Laurent
le 12/09/2008 à 02h17
C'est une explication pour le publique pour savoir comment danser.
La partie en japonais reprend les même explications.
Il y avait des étudiants étranger comme japonais dans la salle, d'ou les 2 langues.
Commentaire n°4
posté par
Florian
le 12/09/2008 à 17h26
a star is born
Commentaire n°5
posté par
Stéph
le 20/09/2008 à 21h17
Derniers Commentaire